Les conséquences de la crise financière mondiale sont multiples et la diffusion de « mauvais risques » provoque une crise de confiance et donc une augmentation des « spreads » de crédit, un assèchement du marché monétaire, une crise de liquidité et une crise de solvabilité. Les acteurs de l’automobile et plus particulièrement les loueurs longue durée, doivent donc faire face à un tarissement du crédit, à la hausse des loyers, à l’effondrement du marché de l’occasion et à la baisse des valeurs résiduelles.
Dans ce contexte de crise du financement automobile, le modèle développé par Aon Auto montre sa pertinence grâce à son indépendance totale vis-à-vis des fournisseurs, sa gestion centralisée, un interlocuteur unique pour le gestionnaire de parc et les collaborateurs, un benchmark systématique des loyers pratiqués, la transparence de l’offre et la gestion à l’euro-l’euro. En suivant les évolutions du marché, cette approche de la gestion des flottes automobiles apporte les solutions les plus pertinentes pour optimiser la gestion en ayant recours à de nouveaux modes de financement.
La crise économique qui a succédé à la crise financière touche aujourd’hui de nombreux secteurs de l’économie réelle et tout particulièrement celui de l’automobile et de son financement. Marc Azouz, Directeur Associé au sein d’Aon Global Risk Consulting, affirme d’ailleurs « qu’en 2009, en dépit des mesures gouvernementales telles que la prime à la casse, le marché automobile devrait reculer de 7 à 10 % ». La rentabilité et dans certains cas la solvabilité des acteurs de l’automobile est mise à mal par de nombreux facteurs : contraintes financières, solvabilité des ménages, hausse du prix des carburants en 2008 et récession économique qui, au final, se concrétisent par une forte baisse des déplacements.
Parallèlement, le financement automobile subit une forte augmentation des taux d’intérêts et les acteurs qui opèrent sur ce marché doivent faire face à quatre risques majeurs : risque de crédit, risque de business, risque opérationnel et risque de marché; ce dernier étant essentiellement lié à la fluctuation des prix des véhicules neufs et surtout, d’occasion. C’est à ce risque de marché que les loueurs longue durée sont le plus exposés et, pour tenter de contrôler les effets de la crise, ont tendance à rallonger la durée des contrats, à limiter les coûts de maintenance et à réduire leurs effectifs. Or la marge financière n’étant qu’une faible partie de leur marge globale, l’essentiel de leur rentabilité était jusqu’à maintenant gagné sur les services proposés et surtout sur leur capacité à revendre les véhicules d’occasion dans des conditions satisfaisantes. Mais, avec les difficultés de ce marché du véhicule d’occasion, les valeurs résiduelles baissent ; phénomène qui, en raison des nouvelles normes comptables IFRS, impacte lourdement leurs comptes de résultats et remet donc en cause la légitimité de ce modèle de gestion des flottes automobiles.
« La crise actuelle a des répercussions directes sur le marché du véhicule d’entreprise, explique Xavier Bénard, Responsable d’Aon Auto. Le chiffre d’affaires réalisé sur ce segment de marché accuse une plus forte baisse que celle constatée sur le marché automobile global. » Tel est le cas des véhicules utilitaires par exemple, dont les ventes ont baissé de 25 % en 4 mois. Aussi, dans un tel contexte d’effondrement du marché du véhicule d’occasion, d’un assèchement des liquidités pour les acteurs du financement (banques, organismes de crédit…) et d’un allongement de la durée des contrats, « le modèle de la location longue durée pourrait être battu en brèche par l’autofinancement, l’achat à crédit ou la location avec option d’achat », analyse Xavier Bénard. Mais les entreprises disposent de peu de marge de manœuvre en attendant que le marché du crédit ne s’ouvre à nouveau !
Consultez l'intégralité de cette conférence (PDF - 356ko)