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Une instabilité sans précédent dans le monde et sur tous les sujets se traduit par une aggravation des risques et une urgence accrue à les maîtriser, d’après l’étude mondiale sur la gestion des risques 2017 d’Aon.


L’étude réalisée tous les deux ans par Aon révèle que les évolutions de l’économie, de la démographie, de la géopolitique et des progrès technologiques façonnent une nouvelle réalité pour les entreprises du monde entier.


  • Les atteintes à la réputation / à la marque, exacerbées par les réseaux sociaux, font partie des préoccupations majeures des entreprises
  • Les risques politiques reviennent dans le top 10 des risques, compte tenu d’une instabilité croissante dans le monde entier
  • La cybercriminalité est classée numéro 1 des risques en Amérique du Nord
  • Les risques liés à l’innovation devraient compter parmi les 10 premiers risques en 2020
  • L’état de préparation au risque se situe à son plus bas niveau depuis les débuts de l’étude, en 2007

Paris, le 24 avril 2017 – Les tendances de l’économie, de la démographie et de la géopolitique, ainsi que les avancées technologiques rapides, transforment les risques auxquels les entreprises du monde entier sont habituellement confrontées, en y ajoutant une nouvelle urgence et de la complexité, selon l’étude mondiale sur la gestion des risques 2017 d’Aon (NYSE : AON).


Les atteintes à la réputation / la marque restent dans le haut du classement des risques. Alors que les produits défectueux, les pratiques commerciales frauduleuses et la corruption demeurent de grandes menaces pour la réputation, l’influence des réseaux sociaux s’est énormément accrue, ce qui rend les entreprises plus vulnérables. Par ailleurs, des risques traditionnellement impossibles à assurer deviennent de plus en plus imprévisibles et difficiles à couvrir.


La cybercriminalité passe de la neuvième à la cinquième place dans le classement, intégrant ainsi la longue liste des causes habituellement susceptibles de provoquer de coûteuses interruptions d’activité. Elle est devenue la principale inquiétude des entreprises d’Amérique du Nord, à l’heure où la fréquence des cyberattaques augmente et où les plans d’intervention ont gagné en complexité à cause de la réglementation et des obligations de déclaration. Cette tendance réglementaire s’observe également sur le plan international, par exemple avec la règlementation générale de l’UE sur la protection des données qui entrera en vigueur en 2018. L’informatique continuera donc d’être une source d’inquiétude importante dans le monde des affaires.


Les risques politiques, précédemment classés en quinzième position, montent en neuvième position. Parallèlement, l’état de préparation au risque, estimé à 39 % des entreprises en 2015 n’atteint plus que 27%.


Il est intéressant de constater que les pays développés, traditionnellement synonymes de stabilité politique, sont maintenant associés à l’instabilité et à l’incertitude. Les entreprises s’en inquiètent, en particulier celles implantées dans les marchés émergents. La carte des risques politiques 2017 d’Aon montre que le protectionnisme commercial gagne du terrain et que le risque de terrorisme et de violence politique n’a jamais été aussi élevé depuis 2013.


Les risques liés à l’innovation technologique sont classés en vingtième position cette année, mais ils feront partie du top 10 en 2020, selon les personnes interrogées. Avec l’introduction et l’adoption récentes de nouvelles technologies telles que les drones, les voitures sans chauffeur ou la robotique perfectionnée, les entreprises prennent davantage conscience des enjeux de l’innovation, à la fois dans la transformation des risques et des business models.


Points marquants


  • La croissance économique modérée a constitué un motif d’optimisme prudent, qui a fait reculer le ralentissement / la lente reprise de l’économie de la première à la deuxième place du classement des risques.
  • L’augmentation de la concurrence est passée en troisième position cette année. Dans bien des cas, la compétition est tellement féroce que les cadres ont de plus en plus de difficultés à déterminer dans quel secteur et avec quelles entreprises ils sont en concurrence.
  • Les dommages aux biens, qui arrivaient à la dixième place en 2015, ont chuté en treizième position, ce qui pourrait refléter un changement de priorités, puisque le risque / les incertitudes politiques prennent un nouveau relief.
  • La défaillance de la distribution ou de la chaîne d’approvisionnement atteint son niveau le plus bas, reculant de la quatorzième à la dix-neuvième place.
  • L’interruption des activités n’est pas considérée comme l’un des dix principaux risques par les entreprises du Moyen-Orient et d’Afrique, qui ont été plus exposées à ce cas de figure par le passé.
  • L’incapacité à attirer ou à retenir les personnes les plus compétentes pourrait s’accentuer si les politiques d’immigration changent en Amérique du Nord et en Europe, où les industries technologiques fonctionnent depuis longtemps grâce à des immigrants très qualifiés de tous les pays.

L’étude mondiale sur la gestion des risques 2017 d’Aon a été menée au quatrième trimestre 2016 auprès de 1 843 personnes travaillant dans des entreprises du monde entier, ce qui en fait l’une des enquêtes les plus complètes du genre et représente un nombre record de répondants depuis la création de cette étude.


Les dix risques qui arrivent en tête du classement sont les suivants :


  • 1. Atteinte à la réputation / la marque
  • 2. Faiblesse de la conjoncture économique
  • 3. Durcissement de la concurrence
  • 4. Evolutions législatives et réglementaires
  • 5. Cybercriminalité
  • 6. Difficulté à répondre aux attentes des clients
  • 7. Difficulté à attirer ou garder les personnes les plus compétentes
  • 8. Pertes d'exploitation non consécutives à des dommages matériels
  • 9. Risques politiques
  • 10. Responsabilité civile (y compris erreurs et omissions)



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